
Visite de la Fondation AMIPI, à Cholet
« Le travail manuel peut-il vraiment aider à la réinsertion des personnes porteuses de handicaps cognitifs ?* »
C’est la question que s’est posé la fondation AMIPI dès 1965 à Cholet. Et leur réponse, depuis 60 ans, est un « oui » retentissant. J’ai visité ce jeudi leur site choletais, et j’en suis revenu convaincu.
Fondée par Marcel Vendre, reconnue d’utilité publique depuis 2005, AMIPI a inventé un modèle unique : l’usine de production, d’apprentissage et d’insertion (UPAI). Il se fonde sur le mimétisme : on apprend en faisant, aux côtés de ceux qui savent déjà.
Quelques chiffres :
– 720 salariés sur 6 sites
– 72 % de rendement — comparable aux entreprises classiques du secteur
– 20 millions d’euros économisés chaque année à la collectivité
– Prix de l’Entrepreneur de l’année 2021 du Courrier de l’Ouest
Mais le plus frappant est sans doute le renversement de paradigme qu’incarne AMIPI : ici, on ne part pas du handicap. On part des capacités. On adapte le cadre, on respecte le rythme, on ouvre une perspective d’évolution vers l’emploi classique.
Câblage électrique automobile, textile, mécatronique : AMIPI valorise l’industrie manufacturière locale tout en redonnant une place et une dignité à des personnes trop souvent invisibilisées.
C’est exactement le type de modèle que nous devons soutenir, développer, et voir essaimer sur le territoire national.
Merci à toute l’équipe d’AMIPI pour son accueil, cette leçon humaine et leçon d’avenir, merci à Jean-Marc Richard, Stanislas JOZAN.
* extrait du livre « Le Travail qui guérit » de Jean-Michel Oughourlian
