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Le projet de loi agricole : pourquoi je le soutiens

Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est examiné en ce moment à l’Assemblée nationale. Présenté en Conseil des ministres le 8 avril dernier, il répond à une crise profonde dont les mobilisations agricoles de l’hiver 2024 puis de janvier 2026 ont été l’expression la plus visible.

En Maine-et-Loire, territoire agricole, ce texte touche directement la vie de nombreuses exploitations et filières de notre circonscription. J’ai déposé des amendements en lien avec les acteurs locaux pour m’assurer que leurs réalités soient entendues dans le débat.

Le texte s’articule autour de trois ambitions que je partage pleinement :

La première, c’est la lutte contre les concurrences déloyales. Il n’est pas acceptable que des produits traités avec des substances interdites en Europe continuent d’entrer librement sur notre territoire, alors que nos producteurs sont soumis aux normes parmi les plus strictes au monde. Le texte permet désormais au ministre d’interdire l’importation de tels produits, crée une brigade nationale de contrôle des denrées importées et renforce les obligations de transparence pour la restauration collective et la grande distribution. Cette exigence prend d’autant plus de sens dans le contexte des inquiétudes légitimes soulevées par l’accord UE-Mercosur.

La deuxième, c’est la simplification des normes. Trop souvent, des procédures disproportionnées bloquent des projets pourtant utiles à notre souveraineté alimentaire. Sur la question de l’eau notamment, il n’était plus tenable de laisser des projets de stockage concertés localement bloqués par des schémas devenus obsolètes.

La troisième, c’est la protection du revenu agricole. Le texte renforce les règles de négociation en faveur des producteurs, étend le mécanisme du tunnel de prix à toutes les filières et sécurise les organisations de producteurs. Des avancées concrètes pour que nos agriculteurs puissent enfin vivre dignement de leur travail.

La souveraineté alimentaire est une condition de notre indépendance. Une Nation qui ne peut plus nourrir sa population avec ses propres productions se place dans une situation de vulnérabilité inacceptable. C’est avec cette conviction que je continuerai à m’engager sur ce texte jusqu’à son adoption définitive.

Agriculture