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Indemnisation des dégâts causés par les populations de castors d’Europe

Interpellé par un populiculteur de la circonscription, j’ai souhaité adressé une question écrite au Ministre de l’Agriculture sur les dégâts causés par les populations de castors sur les plantations.

Voici le texte de la question écrite publiée le 13 février 2024 :

M. François Gernigon attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dégâts et les pertes financières des sylviculteurs et populiculteurs occasionnés par les castors d’Europe. Comme M. le ministre le sait sûrement, le castor d’Europe a recolonisé les écosystèmes après sa quasi-extinction des cours d’eau au XXe siècle. Cette recolonisation progressive notamment de la Loire et de ses affluents depuis les années 70 avec une réintroduction dans le Loir-et-Cher a permis de retrouver une certaine population et diversité génétique et le castor a pu se répandre en amont et en aval. Le Maine-et-Loire a vu ainsi un retour du castor dans les années 90 et 2000 via la Loire puis ses affluents (Loir, Sarthe, Mayenne…). Or cette région des basses vallées angevines, constituées de prairies humides inondables et de nombreuses peupleraies constitue un habitat très favorable pour cette espèce. De nombreux populiculteurs sont présents dans les basses vallées angevines, où cette activité forestière est très présente du fait des inondations régulières chaque hiver. Cette espèce de bois étant la mieux adaptée à ce territoire. Les producteurs de peupliers subissent depuis plusieurs années les dégâts des castors et les solutions techniques comme l’installation d’un grillage ou de manchons métalliques sur les troncs sont coûteuses, à la charge du propriétaire et lorsque l’eau monte, cela rend ces dispositifs inefficaces. De plus, selon les informations de M. le député, aucun système d’indemnisation ou d’accompagnement n’existe afin de compenser les dégâts liés aux dégâts des castors sur les jeunes plantations de peupliers notamment. Les populiculteurs et sylviculteurs se retrouvent donc dans une impasse car, d’un côté, l’espèce étant protégé au niveau européen et national, tout piégeage ou régulation de population est impossible et, de l’autre, aucune indemnisation ou solution technique ne semble réellement exister. De plus la prédation naturelle du castor est très limitée dans le territoire. Ainsi, il lui demande si des dispositions ont été établies ou sont en cours de réflexion afin de compenser les dommages liés aux castors sur les plantations de peupleraies.

Vous pouvez consulter la question sur le lien ci-dessous ainsi qu’être alerté par mail de la réponse du Ministère.

Agriculture, Environnement/Energies, Questions écrites, Rives-du-Loir-en-Anjou